Jean-François Joubert
21 rue Dixmude, 29200  Brest
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Le parasite Stellaire (extrait)

31/01/2014

Lors de ce voyage stellaire, elle emportait ses dernière images  Carlita vivait cette vision de jaune criard, de gris rosé, de vin de plaine, de rhume des foins, et aussi cette bosse, ce vert de l’âme, ce que l’on appelle l’espoir, son drame. Cette dame sans âge, nageait en plein charme, la lune  à 67 ° de latitude, et l’objectif, sa cible sensible, la planète à l’anneau de Morbus, la forme parfaite qui partait en sucette, complète, et pas en pomme d’amour. Le spectacle serait trop beau. Dans sa pochette de survie la jeune demoiselle embarquait ses envies, du bleu blafard, de vertes pâquerettes, et une gousse de vanille de la Réunion, celle qui chasse ses idées noires, petit stratège du temps composé pour le jeter aux oubliettes. Les dégradés ouvraient des portes aux précipices et Carlita attendait un complice, elle voulait croiser un autre destin laisser la place au hasard, et planait, planait, comme un oisillon qui attend son biberon. Arrivée, métamorphose, en premier lieu s’habiller, pour se fondre dans la masse et ne pas choquer l’autochtone. Une stratégie désuète, tel le port obligatoire de la chaussette, des paires sans association de couleur, alors que les zèbres, eux, se promènent à l’aise dans leurs tenues rayées du museau aux sabots. Ce saut dans l’inconnu attisait le feu de son nénuphar, sœur du désir, et des peurs abyssales liées au sceau royal, son tatouage, sous l'os iliaque… Un beau yacht en pleine forme, si vous voyez ce que je veux dire. Hum ! Un beau bateau, une cerise sur le gâteau, une belle créature, allumeuse et tueuse de scarabées, un crabe des terres, elle avait le permis de tuer, et ne s’en servait jamais. Pourquoi, son beau popotin s’agitait, donnait de l’ardeur et fendait les cœurs. Elle créait une fissure, une blessure sans cicatrice, tant elle jouait son rôle à merveille. Premier pas sur le pavé de pavot, et l’esprit qui s’emballe, un voyage en Somalie, un passage obligatoire proche de la folie, les sens d’une licorne, la brume du chat, ses yeux, ses secrets, Carlita Jodoroski arrivait  son aura se sentait, et pourtant elle tentait toujours d’ajupiter dans un lieu en toute discrétion, sans jupe ou jupon taille mannequin. Seulement, ce côté de vie éternelle attisait la jalousie, le plus stupide des défauts, celui de croire qu’en changeant d’identité, en jetant ces peaux mortes cela lui rendait service, alors qu’elle embarquait des années de sévices, (tel l’annonçait la chanson populaire) sur son dos plat, là où l’on gagne en cerise vert kaki, celle qui protège pères et maires…petit soldat de l’espace.

 

 

 

 

 

2

 

 

Parce que le monde est un rêve éveillé...

 

Tout avait commencé à la naissance d’un point : « . » il avait grandi, grandi et du . il était devenu ce sigle : « К » l’essence spirituelle de Carlita Jodorosky, son âme. Ne pensez pas que l’âme est éternelle, vous risqueriez de tomber dans le grand bleu, la pleine nuit. К est un parasite, il vole le fruit défendu, corrompt votre pensée, il s’introduit en vous et vous soutire vos émotions, elles sont son énergie.

 

К fut son signe astral, sa cabale, son sceau de reconnaissance, une forme que lui passait l’ombre d’un pinceau, son moi intime, une essence née de la poussière, qui avant de s’unir à elle, avait créé une œuvre hors norme : l’univers.

3136 et des poussières, quelque part perdue dans un cercle lumineux, circule une boule bleue appelée Terre. Elle a une rotation sur elle-même autour d'un astre de feu. C'est là que se repose Carlita, elle et son âme К. Ce jour-là, le ciel était témoin de la perte de contrôle de cette masse pleine d’eau blanche qui reflète à des années-lumière sa marque de fabrication : les gaz et la mer. Carlita se moquait de la guerre des deux roses qui sévissait sur cette planète. Les nuages transformistes que l’on connaît si on lève le nez plus haut que ses pieds, tête en l’air, créent des tableaux de la vie, ours, cheveux, chevaux, lionceaux, pigeons, et j’en passe, aucun peintre n’aurait pu faire mieux sans palette que l'éclat qu'elle produisait dans la nuit opaque du système solaire ۝. Oublions un instant le rationnel, et suivons l’irréel, l’impossible, l’aventure de la vie de cet être à part, car éternel, et au métier si difficile de régulateur de planète. Jamais, Carlita Jodorosky ne se repose, parfois elle se pose. En fait, elle et son ami К, le parasite stellaire, composent sans note une partition sans équilibre naviguant de planète en planète sur toutes les constellations, ils sont ce que l’on nomme partout le hasard, cette part non écrite car ils laissent libres les individus du choix de l’économie, le droit de détruire, de construire, le fait d’être, eux aussi, des essences spirituelles cherchant sans fin les limites où sonnent l’alarme, la larme de déjection, et la destruction de la composition. Enfin, voyez-vous ! Ils régulent la planète, lorsque la chaîne alimentaire se trouble, que l’intestin devient tord-boyau, ces deux-là font la paire, ils se chargent d’alimenter la vie, s’occupent de politique, de règle d’équité, de religion, et possèdent la force des cris, des demandes explicites sur papier et tissent ces fils d’araignées, ce cordon ombilical des fils et filles de ceux qui susurrent et inventent son nom pour appeler à l’aide, eux qui en priant veulent force et pouvoir sur cette place, je devrais dire cette planète Terre et cherche le coup de pouce de celui que l’on nomme l’invisible divin : Dieu.

Un mardi.

 

Elle rêvait et son monde devenait confusion.

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