Jean-François Joubert
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Le parasite Stellaire

17/01/2014

Le parasite stellaire

 

 

1

 

Installée, nue, dans ses pensées sauvages Carlita prenait un bain. Sa salle de soin corporelle daté de l’air primaire, 2159 et des poussières. Jadis, grand-papas, et mes mamies parlaient sans sens et sans cesse de la pluie et du beau temps, de leurs expériences d’être né, ici, au paradis céleste. Un temps révolu, trop de tempêtes et de cyclones dans les têtes, l’égout des cimetières s’était ouvert. De cette époque, où les gens, la population comptait en grain de fumé, une folie ordinaire s’était amarré à nos portes, nos fenêtres, et nos disquettes. La partition s’enraillait, comment faire un équilibre cosmique, en chiffonniers délurés, ou lubrique, qui pensent qu’en se pesant sur la balance, il obtiendront une addition sincère ?

 

Des comptes d’apothicaire, des cigarettes, et des imprimés couleur papier, du vert au bleu, quelques idées pour asservir les ventres à terre. L’ère de l’apocalypse des idées, pourtant annoncée depuis de longues années, un temps infime et archaïque, un hic, un choc, le bilboquet de la société, tous des buveurs de zone, des trinqueurs d’ozone et l’oxygène avait fui la nature, absorbée prise pour un jeu de dé, un jeudi ou un mardi, les week-ends associés, les mammifères avaient dérobé les secrets de la vie pour en connaître l’essence, tant leur vide leur demandait d’être avide de près salé. Ses salauds cupide avaient détruit l’avenir de leur enfants, et ils s’intéressaient au cartes du ciel pour s’évader de l’enfer inventé… Ses gens par peur de la mort, brûlé par la morsure du temps, oubliaient pour des « legos » à assembler, les fruits de leurs cœurs, l’enfance bafouée, des naissance sans avenir.

 

De plus en plus de masques, blancs, viraient au gris. Cette face cachée s’affichait dans les rues, les boulevards, tel des buvards, elles absorbaient les toxiques, nuisibles aux seing de la santé. Alors, ils priaient, imploraient le ciel ouvert, la pluie, le déluge, pour ne plus vivre dans ce supplice de ne plus pouvoir simplement respirer. Las de tout cela Carlita fut appelée, sa mission était toujours la même, réguler, rigoler, si possible… Une planète. Assise les fesses au fond de la baignoire, cette jolie femme cligna des yeux, un petit clin d’œil, docile, aux aspirations du créateur, le concepteur, l’artisan, de l’univers. Carlita Jodoroski cultivait le mystère du silence, elle aimait la douceur du carrelage, et oubliait son âge, sa jeunesse envolée, sa peau dans l’eau de la où se trouvait le haut-delà, elle connaissait. Seulement parfois ses cellules  se flétrissaient, un truc thermique une poussée d’artichaut, un concept d’Archimède constaté. Le paysage, de bateaux posés sur le mur de carrelage, lui donnait l’envie d’émettre un souhait, une virgule dans l’espace trouver de la place pour mettre au monde un enfant, dans l’univers, et perdre son don d’immortalité. Une bêtise pensez-vous ?

 

Le regard hagard fixait un point de lumière noir, ce rouge qui change l’ombre, en or argenté, la mosaïque de ses idées s’infiltrait et fixait une idée fixe, sa dernière mission arrivait à point nommé. Un frisson se dégageait au bas de ses reins, ses seins se gonflaient d’adrénaline, et sa bulle de sécurité se préparait, elle choisissait la couleur de son prochain voyage — Jupiter. Jaune.

 

2

 

L’eau lui caressait le dos, son squelette se scellait, son corps désirait s’envoler, prendre du bon temps dans les courants de l’espace, et puis après rattraper sa place au creux d’un nouveau terrain de jeu. Ouf, pas trop tard ! Heureuse de quitter sa baignoire, son bain de sang bleu, sa peau, ses os, muaient… Elle, Carlita, ne pouvait concevoir que ses mains, ses pieds s’usent, petit ange à l’abandon, cette déesse désirait trouver un sens à son éternité, mais ce sentiment était nouveau hors de son concept de réalité, désireuse de porter la vie, au détriment de l’avis des peuples. Son corps de schiste et de granit, en apposant leur trace et leur tracas qui resterait à jamais incrusté dans la pierre, sa tombe au ciel offert, pluie de poussière de vie entière, une belle flamme pour sa flemme de s’élever, sortir de la mousse violette, et monter les marches de l’éther. Joli, cette balade au plus près des étoiles, vous ne trouvez pas ? Imaginez le ciel, et des bulles de savon entourées d’un champ magnétique conçue par des millénaires, des billions de souffrance, et le voyage plus vite que les 260 000 kilomètres secondes, rendait le mythe de Tir Na N’og une ancre bien concrète. Oh, qu’elle est belle la fumée, la vapeur qui s’infiltre, se parle et crée une coque de voilier céleste. Carlita partait. Où ? Bonne question, elle ne le savait pas, pourvu se dit-elle que ce ne soit pas sur Pluton, et puis tant qu’a faire ce point d’interrogation ? Et la question qui suit :

 

Qui ?

 

Qui indiquait la feuille de route, et refusait la feuille de vigne ? C’est vrai, elle allait là où l’écosystème l’appelait sa mission souterraine surveiller et comprendre pourquoi la roue du temps basculait vers le moins au risque de chuter de créer un chaos de l’ordre des orbites, une chute de tension de l’univers dans son concept entier. Elle boudait Carlita car depuis sa naissance, cette femme usait de son charme pour trouver le maillon contraire, celui qui passe après elle, et rejette le progrès comme une limace dans un trou de taupe. Elle pleurait Carlita puisque sa vie était un enfer, elle qui possédait l’essence, le gaz du paradis. Fatiguée, elle voulait mourir ne plus voir autre chose que son visage prendre des rides aux commissures des yeux, vider le turquoise mauve de son regard, prendre un train, s’arrêter à la gare, regarder le lendemain, sans rien y voir de plus que l’instant, le présent le seul temps qui compte vraiment.

 

La vapeur lui brouillait la vue, une omelette sidérante, les cheveux roux et l’éclat soleil des pores de sa peau, si lisse, fleurie, une odeur de gariguette, des dents aux reflets de vent du nord, un petit cyan au soleil levant. Elle planait shooté par l’envie d’aller voir, décoller, sans visage, pour se poser plus loin que l’horizon… Et vivre.

 

Pour l’instant, elle ressemblait au commun des mortels, qui sort sa tête de l’eau chaude, la buée sur les miroirs lui glaçait le nez. Elle éternua sa poussière de vie, ses molécules qui circulent dans sa gorge. Une petite touche de Picasso, un lasso de transparence couvrait son corps nu, et puis l’envole, la vitesse vertigineuse sans l’ennui du risque de chute, son vaisseau spéciale quittait Terre pour Jupiter.

 

Le parasite stellaire

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